
L’Internet des objets (IoT) est un domaine complexe impliquant une forte interopérabilité. Dans ce domaine, les systèmes peuvent être constitués de nombreux appareils connectés en réseau et qui utilisent des protocoles de communication différents. Un enjeu central est de proposer des technologies permettant de faire communiquer ces différents appareils de manière fluide, en offrant des services de traduction inter-protocoles. De plus, lorsque les systèmes concernés sont critiques, il est essentiel de valider la correction de ces technologies de traduction avec des techniques assurant un haut niveau de confiance, telles que les méthodes formelles.
Pour assurer l’interopérabilité entre une multitude d’appareils connectés ne parlant pas le même langage, les chercheurs du CEA-List ont validé un composant de traduction inter-protocoles appelé Bridge.
Bridge a été testé avec MAAT IAT, une méthode formelle de Vérification à l’Exécution (VE) qui surveille le système durant l’exécution et signale les comportements incorrects.
Pour tester le composant Bridge, les chercheurs ont décrit les comportements attendus sous forme d’interactions, puis collecté les traces de ses échanges avec les autres composants.
L’analyse a suivi une approche off-line, c’est-à-dire dans laquelle les traces sont d’abord enregistrées, puis envoyées à MAAT IAT pour vérification. Plusieurs exemples d’analyses, représentatifs de situations réelles, ont confirmé la fiabilité de la méthode : elle permet de conclure à l’absence ou à la présence de non-conformités, tout en maintenant des temps de traitement très courts.

Grâce à MAAT IAT, le composant de traduction inter-protocole Bridge a pu être formellement validé. Et c’est une excellente nouvelle pour l’industrie 5.0 qui va pouvoir s’appuyer sur des écosystèmes IoT interopérables et robustes :
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